« Si nous sommes divisés, cela constitue une faille dans le dispositif sécuritaire »

Les premiers responsables du Mouvement Tengembilem Tanmassira (MTT) étaient dans la cité du Koura Koura pour implanter le mouvement à travers la désignation de points focaux. L’opportunité a été belle pour sensibiliser les membres et sympathisants du MTT pour une meilleure collaboration des citoyens avec les forces de défense et de sécurité.

« Citoyenneté et gouvernance de la sécurité », c’est autour de ce thème que les adhérents au nouveau mouvement (MTT) ont réfléchi au cours de la journée du 6 octobre 2018 dans la capitale du Centre-nord. Les points focaux du MTT dans les différentes communes de la région du Centre-Nord ont massivement pris part à la rencontre de Kaya.  Le Pr Augustin Loada, délégué général du MTT a entretenu les membres et sympathisants du MTT sur la question sécuritaire. Pour lui, la sécurité est un droit du citoyen et cette sécurité se conjugue sur plusieurs plans à savoir physique, alimentaire, sanitaire, environnemental. Il a mentionné que la sécurité est certes, un droit que l’Etat doit garantir mais il est également du devoir des citoyens de veiller à leur propre sécurité en entretenant une collaboration fructueuse avec les forces de défense et de sécurité. Pour le délégué du MTT, le mouvement est né pour promouvoir une nouvelle citoyenneté qui permet au citoyen de prendre part activement à l’édification de l’Etat nation.

« Nous voulons promouvoir une nouvelle citoyenneté au Burkina Faso qui met l’accent sur la participation des individus dans les affaires publiques. Il était nécessaire que nous sensibilisions les individus, en particulier ceux de la région du Centre-nord sur cette problématique de la sécurité qui est d’actualité.  En tant que citoyen, nous avons le droit de vivre en sécurité mais nous avons le devoir de contribuer à cette sécurité en s’intéressant à la gouvernance de la sécurité. Une bonne gouvernance dans le secteur de la sécurité conditionne notre sécurité collective. Les initiatives privées de sécurité existent mais seul l’Etat doit détenir le monopole de la violence physique légitime. Nous avons l’impression qu’il y a beaucoup de confusions en la matière compte tenu des groupes d’autodéfense qui défient l’autorité de l’Etat», a dit Augustin Gervais Loada.        Il a indiqué que cela nécessite une vigilance de la part de chaque citoyen et surtout des critiques qui permettent aux gouvernants de revoir leur position sur les engagements pris vis-à-vis des populations. Pour lui, la Nation doit manifester sa solidarité vis-à-vis des victimes du terrorisme au sein des forces de défense et de sécurité et également les victimes civiles. C’est pourquoi il a rappelé que leur mouvement va continuer à réunir les signatures nécessaires pour la pétition initiée depuis le lancement du MTT en juillet 2018. Cette pétition devrait aboutir à une proposition de loi. « Nous ne sommes plus à l’abri du terrorisme compte tenu du fait que les relations privilégiées entre notre pays et les groupes terroristes n’existent plus. Les ressources à l’intérieur de notre appareil sécuritaire ne sont pas utilisées de façon optimale », a énuméré le délégué du MTT.        Augustin Loada  a relevé que la sécurité ne peut être une réalité que si les différents acteurs se parlent et agissent dans l’unité. Lorsqu’il y a la division dans une maison, les terroristes en profitent. « Si nous sommes divisés, cela constitue  une faille dans le dispositif sécuritaire», a soutenu Augustin Loada. Mais pour lui, c’est celui qui a la responsabilité de la gestion du pouvoir qui doit agir en père de famille à unir les filles et fils. « Il appartient au président du Faso d’organiser l’unité des Burkinabè. La responsabilité de l’unité incombe au président du Faso », a laissé entendre Augustin Loada. Quant à Malick Simporé, point focal régional du MTT au Centre-nord, le défi est de travailler à implanter le mouvement dans toutes les localités de la région. Il a salué la présence du Pr  Augustin Loada dans la région du Centre-nord. Cap a été mis sur d’autres régions du Burkina où la sensibilisation du MTT doit se poursuivre.

Par Sambo Kissangoulé

Légende :

  • Les officiels lors des échanges avec les populations (Ph. Dr)  

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