Ce n’était d’abord que des faits isolés. Dans certains quartiers de la ville de Ouagadougou, de nombreuses rues et maisons ont été inondées dans le mois d’août, par les pluies diluviennes. Ce qui était un fait banal s’est généralisé à plusieurs villes du pays comme Fada N’Gourma, Kaya, Kongoussi, Toma. Dans les quartiers non-lotis de Ouagadougou par exemple, des centaines de menages sont désormais sans abris, cherchant désespérément gîte et couvert. A l’intérieur du pays, plusieurs ouvrages de franchissement (ponts) sont emportés par les eaux, coupant des villages entiers du reste du monde. A cela, il faut ajouter les nombreuses pertes en vies humaines et les inondations des champs qui risquent d’aggraver l’insécurité alimentaire de nombreux ménages.

Au regard de la gravité de la situation, le gouvernement a décidé en conseil des ministres du mercredi 9 septembre 2020, de décréter l’Etat d’urgence de catastrophe naturelle, avec à la clé, un budget de 5 milliards de F CFA pour venir en aide aux populations sinistrées par ces inondations. C’est dire donc qu’en plus des attaques terroristes qui endeuillent le Burkina Faso depuis 5 ans, de la maladie à coronavirus, de l’organisation réussie des élections couplées présidentielle/législatives de novembre 2020 et de la gestion du million de Personnes déplacées internes, le gouvernement burkinabè doit relever un défi de plus ; celui de la prise en charge de ces sinistrés des inondations.

Certes, le pays est encore loin du spectre des inondations du 1er septembre 2009 dans la capitale burkinabè qui a fait près de 200 000 sinistrés, mais la prudence et l’inquiétude prévalent, au regard des prévisions météorologiques qui annoncent que ces pluies vont se poursuivre. Une fois de plus, la situation impose aux Burkinabè de faire parler leur cœur, dans le cadre de la solidarité nationale, en apportant de l’aide de quelque nature que ce soit, aux personnes sinistrées de ces pluies diluviennes. Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire a suffisamment de problèmes avec la gestion des déplacées internes et cette catastrophe naturelle vient lui donner du nouveau grain à moudre. En accompagnement de l’action gouvernementale, chaque Burkinabè, national ou diaspora, peut donc lui apporter sa contribution, aussi minime soit-elle, pour soulager ces nécessiteux qui sont dans un besoin pressant. Avec la prochaine rentrée des classes, comment le ministère va-t-elle loger ces sinistrés qui ont l’habitude de dormir dans les écoles ?

Il urge donc de conjuguer les efforts pour faire face à ce défi de plus qui est en soi, une jauge de notre capacité à nous entraider dans des situations difficiles. En 2009, une chaine humaine de solidarité sans précédant s’était développement et il reste à espérer que cette fois-ci encore, les Burkinabè feront parler leur cœur.

La Rédaction

 

 

Grâce au Projet de développement des connexions à l’électricité (PDCEL), le branchement électrique coûtéra seulement trois mille (3.000) francs CFA

La population de Tenkodogo est sortie nombreuse pour accueillir la bonne nouvelle. En effet, en marge de la célébration de la fête de l’indépendance du Burkina Faso, le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismael OUEDRAOGO et le Directeur Général de la SONABEL, Baba Ahmed COULIBALY, ont procédé au lancement du Projet de développement des connexions à l’électricité (PDCEL), phase pilote.

"Monsieur le ministre de l'énergie, Dr Bachir Ismael OUEDRAOGO et le Directeur Général de la SONABEL, Baba Ahmed COULIBALY"

La cérémonie s’est tenue ce samedi 07 décembre 2019 à Tenkodogo, chef-lieu de la région du centre-Est, dans la province du Boulgou. Le coût estimatif de la phase pilote s’élève à douze milliards (12 000 000 000) de nos francs. L’objectif est de raccorder 50.000 nouveaux foyers et points socio-économiques à l’électricité dans les centres de Tenkodogo, Bobo Dioulasso, Koudougou, Kaya, Ouahigouya et Ouagadougou. Par sa particularité, Le projet PDCEL mettra « à la disposition des populations des villes concernées, des procédures simplifiées et des modalités souples de paiement du coût de branchement au réseau électrique » a laissé entendre le Directeur général, Baba Ahmed COULIBALY.

"Photo de famille : monsieur le ministre de l'énergie, DG de la SONABEL, et des agents d'exploitation du site de Zano"

Grâce à ce projet, la SONABEL organisera des campagnes promotionnelles de branchements au profit des clients qui n'auront à débourser que la somme de trois mille (3 000) francs CFA, Le reste du coût sera progressivement retenu sur les factures mensuelles de l’abonné sur une période maximale de cinq ans, ce qui va permettre aux famille de disposer de son compteur d’électricité pour « …développer leur économies, développer leur business et avoir les moyens de pouvoir rembourser leur investissement » a confié le Ministre Bachir OUEDRAOGO. A terme, le PDCEL vise à raccorder chaque année 250 000 nouveaux clients au réseau électrique. La visite du site du poste de transformation de Zano qui est en renforcement, a mis fin à la cérémonie.

"le site de Zano en renforcement"

Soumsombié

De source digne de foi, une grogne est en téléchargement dans les milieux universitaires. Pour cause, les étudiants ne comprennent pas les raisons pour lesquelles le système d’informatisation de la gestion des restaurants universitaires ne concerne pas les autres restaurants des universités de Manga, de Ziniaré, de Banfora, de Dori et de Tenkodogo. En effet, depuis que les innovations ont été introduites en 2016 dans la gestion des restaurants universitaires avec la plateforme nationale de la gestion électronique des restaurants, l’usage des tickets physiques n’était plus qu’un souvenir au grand bonheur des étudiants qui ne sont plus confrontés entre autres aux rangs interminables pour l’achat des tickets, au service tardif du repas, au manque de plats disponibles. Renseignement pris, les tickets physiques sont de retour en 2020 sur cinq universités du Burkina alors que le système d’informatisation qui est devenu la règle dans les restaurants universitaires a montré tous ces atouts depuis son essai et son instauration. Pourtant, plusieurs raisons ont milité en faveur du choix de  la gestion électronique des restaurants universitaires à savoir entre autres la volonté de rationalisation les dépenses publiques allouées à la restauration des étudiants, la maitrise de la fraude qui était devenue pratique courante créant des dépenses faramineuses à l’Etat, la disponibilité de statistiques fiables permettant d’engager une vision prospective en matière de gestion des restaurants face au nombre galopant des étudiants par année.

Après appréciation du projet par les services techniques du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’innovation (MESRSI) et le ministère de l’économie des finances et du développement (MINEFID), le marché de la plateforme nationale relative à la gestion des restaurants a été octroyé à une société par appel d’offre en 2016. Depuis ce moment, l’expérimentation de l’informatisation a été entamée et a atteint sa vitesse de croisière en terme d’application dans la quasi-totalité des universités depuis 2019. Les premières années ont prouvé à souhait la performance impulsée dans la gestion des restaurants au profit de tous les acteurs en l’occurrence les prestataires, l’Etat et surtout les bénéficiaires que sont les étudiants.  Toute chose qui a suscité une forte adhésion des étudiants à cette innovation. Mieux les étudiants à travers une déclaration récente réclament un bilan rétrospectif de l’informatisation des restaurants universitaires et dénoncent certaines actions des nouvelles autorités du CENOU en ces termes : « La direction générale du CENOU est dans une tentative de noyer tous les efforts consentis par les étudiants quant à l’acceptation de la mise en place du système d’informatisation de la restauration universitaire entamée depuis novembre 2017 dans l’ensemble des restaurants universitaires du Burkina sur dossier d’appel d’offres ». Selon certaines indiscrétions, les nouvelles autorités du CENOU auraient un agenda caché qu’ils voudraient dérouler en octroyant le marché de la gestion électronique des restaurants universitaires à une société de téléphonie mobile. Toute chose qui ne répond pas à l’assentiment des étudiants, qui dénoncent cette manigance des nouveaux responsables du CENOU. Selon des sources concordantes, même les travailleurs du CENOU seraient dans la même dynamique de dénoncer ces pratiques des nouvelles autorités relatives à leur volonté d’accorder le marché à une téléphonie mobile, qui, du reste, est spécialiste de paiement par transfert de la monnaie et non de la gestion informatique. De surcroit, les étudiants refuseraient le fait que la société qui est une multinationale étrangère, voudrait instaurer l’usage de ces propres puces et des téléphones Android disposant des mégas de connexion, que chaque étudiant devrait posséder avant d’avoir accès à son repas.

Toute chose qui est onéreuse pour la majorité des étudiants, martèlent-ils. Si rien n’est fait pour régler cette situation, cela augure d’une grogne dans le milieu universitaire. Les nouveaux responsables du CENOU qui seraient responsables de cette détérioration de la situation, n’ont –ils pas un agenda caché ? Bien malin qui pourra répondre à cette question. En tout état de cause, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le ministère de l’économie et des finances sont interpellés afin d’éviter ce forcing de la direction générale du CENOU dont les conséquences pourraient être fatales aux universités. Affaire à suivre !

                                                                                                                                                                                       S Roland KI