Barsalogo, Kaya dans le Centre-Nord, Titao dans le Nord et maintenant Kongoussi. Après les personnes déplacées internes des régions du Sahel qu’on compte par milliers à Djibo, Sebba et Dori, les forces du mal frappent non loin de la région du Centre à pratiquement 100 km, faisant des milliers de déplacés. 300 000, 400 000 ou même un million de déplacés, la polémique peut se poursuivre mais, au-delà du drame humanitaire que vivent des centaines de milliers de Burkinabè, se dessine une autre situation encore plus dramatique. En effet, en plus de fuir maisons, bétails, récoltes et fortunes, les déplacés internes amènent avec eux, des enfants en âge d’aller à l’école et d’autres déjà scolarisés. Jusque-là, les chiffres sont quasiment inexistants sur leur nombre mais le péril qui se profile à l’horizon est encore plus grave. L’enfant est l’avenir d’une Nation et il n’est nullement besoin de dire que celui des enfants du Nord, du Sahel et du Centre-Nord est hypothéqué par la crise sécuritaire. En plus des élèves déplacés, s’ajoute la situation des élèves des localités qui accueillent ces déplacés généralement abrités dans les salles de classes. Des élèves de Djibo, Kaya, Barsologo et maintenant de Titao et de Kongoussi sont obligés de rester à la maison, parce que leurs classes sont occupées par des déplacés.

Le gouvernement burkinabè doit donc mettre les bouchées double, afin de trouver au plus vite des sites définitifs pour les déplacés internes pour qu’ils libèrent les salles de classe. De même, ces sites d’accueil doivent comporter des écoles de tous les niveaux, de la maternelle au lycée, afin de permettre aux élèves déplacés de reprendre rapidement le chemin de l’école. En plus du gouvernement, il y a les bonnes volontés, notamment les associations, ONG, institutions régionales et onusiennes, tout comme les personnes physiques pour leur apporter des aides à travers des dons de cahiers, livres et autres fournitures scolaires. C’est au prix de cette solidarité que les déplacés internes, déjà meurtris dans leurs chairs et dans leurs âmes, vont moins sentir le fardeau de leur détresse, parce que se sentant soutenus par leurs concitoyens dans ces douloureuses épreuves.

La rédaction

 

 

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