Le MTT prône une meilleure prise en charge  juridique des victimes des attaques terroristes

« Il faut une prise en charge qui s’étale sur des années de sorte que les victimes des attaques terroristes qui ont des enfants puissent être prises en charge », Dr Mamadou Traoré

Le Mouvement Tinguembilum Tamassira (MTT) dont le délégué général est le Pr Augustin Loada a organisé le 15 février 2019 une rencontre d’échanges avec des acteurs nationaux sur les attaques terroristes au Burkina Faso. Il s’est agi pour les participants à ce colloque de diagnostiquer les mécanismes institutionnels de solidarité à l’endroit des victimes des attaques  terroristes  et surtout de proposer des actions qui permettront une meilleure prise en charge de ces  victimes. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire chargé de la  formation sur la citoyenneté du MTT, Dr  Mamadou Traoré en présence de plusieurs personnalités.

Les membres du présidium lors du colloque. Au milieu on reconnait Dr Mamadou TRAORE, chargé de la formation sur la citoyenneté du MTT.

« Victimes du terrorisme et solidarité nationale : Etat des lieux et perspectives ». C’est autour de ce thème principal qu’a eu lieu le colloque organisé le 15 février 2019 à Ouagadougou par le Mouvement Timguembilum Tamassira (MTT). Plusieurs acteurs nationaux ont pris part à cette rencontre d’échanges à savoir des étudiants, des cadres de l’administration publique, des représentants des organisations de la société civile, des responsables des forces de sécurité et de défense,  des représentants des structures religieuses. Pour le chargé de la formation sur la citoyenneté du MTT, Dr Mamadou TRAORE, il existe certes des mécanismes de solidarité mais, il est nécessaire de mener la réflexion afin de dégager les voies et moyens juridiques qui permettront une prise en charge adéquate des victimes notamment des ayants droit des victimes des attaques terroristes. Cela est la contribution citoyenne du mouvement en vue d’encourager la solidarité nationale à l’endroit des victimes. C’est pourquoi il a expliqué que les réflexions aboutiront à des recommandations pour que les instruments déjà existants puissent être améliorés. « Des mécanismes de solidarité existent déjà mais ils sont limités. Nous réfléchirons en vue de proposer une meilleure prise en charge des proches des victimes des attaques terroristes », a-t-il laissé entendre. Il a précisé que la réflexion ne consiste pas   en la mobilisation des ressources financières mais concerne les mécanismes institutionnels et juridiques. « Avant ce sont les civils qui étaient concernés par une loi, nous voulons que cette loi puisse être élargie aux forces et l’ordre et de défense qui tombent quotidiennement lors des missions dans le cadre de la riposte contre le terrorisme. Que les ayants droits puissent être pris en charge. Il faut une prise en charge qui s’étale sur des années de sorte que les victimes des attaques terroristes qui ont des enfants puissent être pris en charge », a martelé Dr Mamadou TRAORE. Il a encouragé les participants au colloque à des débats fructueux afin de dégager des pistes d’une meilleure prise en charge des victimes des attaques terroristes. Quant à Armand HEMA, directeur de l’éducation civique et de la citoyenneté au ministère de la Promotion des droits humains, ce colloque n’est pas une rencontre de trop mais une concertation qui vient à point nommé sur un thème d’actualité et pertinent qu’est le terrorisme.

                                                                     "Plusieurs acteurs nationaux ont pris part au colloque"

« La question de la prise en charge des victimes des attaques terroristes est une question pertinente et nous entendons apporter notre contribution aux échanges pour que des actions soient menées dans ce sens. Nous devrons disposer d’un dispositif institutionnel et juridique cohérent pour que les victimes des attaques terroristes ne soient pas des laissés-pour compte», a dit le directeur de la promotion de la citoyenneté. Pour lui, une  meilleure prise en charge des victimes peut aider à l’assise d’une paix sociale durable et d’une cohésion sociale. Plusieurs panelistes dont des anciens ministres comme Fréderic NIKIEMA et Nebila YARO ont animé des thèmes.  Le moins que l’on puisse dire, c’est que les échanges ont été enrichissants avec des interventions multiples.

Par Soumoubienkô Roland KI

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