C’est à la fois avec surprise et étonnement que l’opinion publique malienne et internationale ont appris la libération de plusieurs dizaines de djihadistes et de présumés djihadistes par les autorités maliennes le weekend dernier. Des djihadistes qui avaient pour la plupart été arrêtés au cours d’opérations militaires conduites par l’Armée malienne et ses alliées.

Des sources bien introduites, ces djihadistes ont été libérés sur le territoire malien à au moins deux endroits. Vers le centre et surtout dans le Nord. Plusieurs sources indiquent qu’au moins une partie des prisonniers djihadistes libérés a déjà été convoyée par avion à Tessalit dans une zone frontalière de l'Algérie.

De Tessalit, ils auraient embarqué dans plusieurs véhicules avant de s’évaporer dans la nature.

Cette décision fait froid au dos car, parmi ces djihadistes qui, rappelons-le, ont été capturés sur des théâtres d’opération au cours desquelles plusieurs militaires maliens et même étrangers ont perdu la vie, figurent des chevilles ouvrières du terrorisme dans la sous région plus particulièrement dans la zone des trois frontières Burkina-Niger-Mali.

Quelle mouche a bien pu piquer les autorités maliennes pour qu’elles prennent une décision aussi hardie que pernicieuse. Selon toute vraisemblance, la contrepartie de ce « deal » pour le moins nauséabond et révulsant serait une la probable libération du chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla CISSE enlevé par de prétendus hommes armés non identifiés le 25 mars dernier dans la région de Niafounké et de l’otage humanitaire française, Sophie PETRONIN aux mains de ses ravisseurs depuis le 24 décembre 2016.

 

Dans le principe, l’idée de libérer les deux otages est louable et même salutaire. En effet, tous ceux qui sont épris de paix, de démocratie et de justice ont été affligés par l’enlèvement de Soumaïla et de Sophie et croisent les doigts pour que ces deux infortunés ne serait ce qu’à titre humanitaire retrouvent leurs proches sains et saufs.

La fin justifie les moyens dit-on, mais pouvons-nous, nous satisfaire d’un tel deal qui du reste ne garantit aucunement la libération des otages.

En remettant cette horde de fous d’Allah qui s’abreuvent et se délectent du sang des FAMA (Forces Armées maliennes), les autorités maliennes n’ont-elles pas tout simplement confondu vitesse et précipitation, n’ont-elles pas ouvert la boite aux pandores ? Ces djihadistes ne respectent rien, ni la vie humaine, ni le sermon d’Allah et encore moins leurs engagements.

Ces autorités ont-elles pensé un seul instant à toutes ces veuves, à tous ces orphelins dont les époux et pères ont eu la « naïveté» malgré les difficultés matérielles, financières ; organisationnelles et même parfois alimentaires de défendre au prix du sacrifice suprême, le Mali et les maliens. 

Tout porte à croire que ces autorités sont parfois amnésiques. Ont-elles déjà oublié les attaques terroristes du Radisson Blue à Bamako ? Du Cappuccino à Ouagadougou ? Et des camps militaires nigériens de Chinagodrar et d’Inates au Niger ?  Chers autorités toutes ces victimes du terrorisme vous saluent !

Entre deux maux, la sagesse recommande de choisir le moindre mal mais en prenant cette décision, les autorités du Mali ne sont-elles pas en train de passer par pertes et profits toutes ses victimes du terrorisme dans la sous région ?

A l’analyse, ces élargissements ne sont ni plus, ni moins qu’une prime au terrorisme d’une part et d’autre part, une opération de sabordage du moral de la troupe qui paye un lourd tribut au quotidien.

Tous ces soldats tombés au champ d’honneur doivent se retourner dans leur tombe après cette décision des autorités maliennes de « gracier » leurs bourreaux.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible que le chef de la junte le Colonel Assimi GOÏTA a été lui-même otage de ces djihadistes dans l’extrême nord du Mali.

Les promesses des terroristes n’engagent que ceux qui y croient, c’est une lapalissade de dire que les pays des trois frontières doivent ouvrir l’œil et le bon parce qu’ils ont auront à faire face à une recrudescence des attaques terroristes dans les prochaines semaines voire jours avec la dissémination de ces « seigneurs de guerre » aux quatre vents au nord Mali.

Avec toutes ces méprises fort est de constater que la lutte contre le terrorisme au Mali et dans la sous région ressemble fort bien à un remplissage des tonneaux de Danaïdes parce qu’elle est empreinte d’insuffisances, de laxisme et de décisions inconsidérées.

Si des pays tels que les USA et Israël qui étaient et qui restent des cibles de premiers choix pour les organisations terroristes ont pu endiguer significativement le phénomène sur leur territoire et même le ravissement de leurs compatriotes dans le monde c’est en partie parce qu’ils ont toujours eu une position à la fois ferme et constante face aux groupes terroristes. Celle de ne jamais conclure ce qu’on pourrait appeler une sorte « Gentleman agreement » avec les entreprises terroristes.

Alors prenons-y de la bonne graine !

La Rédaction 

Le ministre de l'Energie, Dr Bachir Ismaël OUEDRAOGO a procédé le jeudi 1er octobre 2020 au Déploiement officiel du Projet de Développement des Connexions à l'Electricité (PDCEL) à Koudougou.

Le Ministre de l’Energie, Dr Bachir Ismaël OUEDRAOGO a présidé la cérémonie de déploiement officiel du PDCEL à Koudougou

Lancé en décembre 2019 à Tenkodogo, le PDCEL continue son déploiement à l’intérieur du pays.  Après Ouahigouya et Kaya, c’était au tour de Koudougou d’accueillir ledit projet ce jeudi 1er octobre 2020.

L'objectif de cette initiative vise à accroître le taux de couverture électrique national. Ce, en raccordant le plus grand nombre de Burkinabè au réseau électrique à des conditions très souples.

Pour le bourgmestre de la commune de Koudougou, Maurice Moctar ZONGO, le PDCEL est une réponse aux préoccupations des populations de la commune en matière d’accès à l’électricité. C’est un projet qui a pour ambition de faciliter le raccordement des ménages au réseau de la SONABEL à travers une simplification des procédures et un assouplissement du mode de règlement.

Maurice Moctar ZONGO, maire de la commune de Koudougou « le Conseil municipal de la Commune de Koudougou ne ménagera aucun effort pour faciliter le déploiement du projet pour le bonheur des populations »

Le PDCEL était très attendu parce que l’amélioration de l’accès des populations à l’électricité est un objectif majeur qui de façon récurrente dans le plan communal de développement de la ville. C’est pourquoi le Conseil municipal de la Commune de Koudougou ne ménagera aucun effort pour faciliter le déploiement du projet pour le bonheur des populations.

Selon le Directeur Général de la SONABEL, L'objectif du PDCEL est d’accroître le taux de couverture électrique national par le raccordement du plus grand nombre de Burkinabè au réseau électrique et à des conditions très souples. Soit avec le payement d'une somme de 3000 francs comme avance sur le devis de la connexion. Le reste du coût du branchement payable sur une période maximale de cinq ans.

Baba Ahmed COULIBAY, Directeur général de la SONABEL « Avec une avance de 3000 FCFA sur le montant du devis de branchement, il est désormais possible pour le client de se raccorder au réseau de la SONABEL ».

Avec une avance de 3000 FCFA sur le montant du devis de branchement, il est désormais possible pour le client de se raccorder au réseau de la SONABEL.

La phase pilote du PDCEL qui est déployé à Koudougou, concerne les villes de Tenkodogo, Ouahigouya, Kaya, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Elle permettra à terme, de raccorder 50 mille nouveaux clients au réseau de la SONABEL.

En ce qui concerne la ville de Koudougou, le déploiement du PDCEL nécessitera la construction de :

16km de ligne BT, environ 2km de ligne HTA et l’installation de 3 transformateurs de 160 kVA pour un coût global de 164 095 540F.

Quant au Ministre de l’Energie, le Dr Bachir Ismaël OUEDRAOGO, il indiqué que le PDCEL découle de la vision du Président Faso, Roch Marc Christian KABORE qui est d’améliorer significativement l’accès des populations à l électricité.

En rappel, le taux d’accès des populations urbaines qui était de seulement 23 pou cent est passé à 42 pour cent en 2020, l’objectif de 45% fixé par le Président du Faso n’est pas loin d’être atteint.

Vue des officiels

En milieu rural le taux est passé de 3% à 22%. Ces résultats qui sont à saluer ont été atteints grâce à des projets révolutionnaires tels que le PDCEL.

Le Ministre de l’Energie a invité les bénéficiaires du PDCEL à honorer leurs engagements à bonne date afin de permettre la pérennisation du projet.

Soumsombie

C’est trivial qu’un match de football sans rebondissements, ni suspens n’en est pas vraiment un. Un match de football doit en principe injecter aux fanatiques une bonne dose d’adrénaline tout en leur servant du beau spectacle.

Ce spectacle, tous les amoureux du ballon rond le préfèreraient sur la pelouse plutôt qu’en dehors du rectangle vert.  Mais hélas, cette fois-ci, c’est un spectacle bien hideux qui est servi par certains acteurs du football national à travers le boycott du championnat.

En effet, sur les huit clubs qui menaçaient de boycotter le championnat si leurs préoccupations n’étaient pas prises en compte, à savoir :

-La communication du montant de l’assurance au préalable et la délivrance d’une copie de la police d’assurance aux clubs ;

-L’octroi comme promis de 30 millions de subvention aux clubs au lieu de 15 millions FCFA ;

- Le retrait de la sanction sur les clubs qui ne porteraient pas des maillots avec les logos du sponsor de la FBF ;

-La fixation à vingt-cinq mille FCFA au lieu de cinquante mille FCFA, le montant à payer pour les réclamations.

Sept d’entre eux ont effectivement mis leurs menaces à exécution. Ils ont tout simplement fait la grève de la pelouse. Sur neuf rencontres programmées seules trois ont été effectives.

Ce boycott serait-il, tout simplement une prolongation de l’élection à la présidence de la Fédération Burkinabè de football (FBF).

Si tel est le cas, le Président BANSSE et le candidat malheureux Amado TRAORE, moins d’un mois seulement après le scrutin doivent se remémorer des engagements qu’ils ont tous les deux pris après la proclamation des résultats.

Le président BANSSE déclarait au soir du 22 août 2020 dans l’enceinte de la Maison de la Culture Mgr Anselme Titiana SANOU : « Je voudrais féliciter mon challenger pour son fair-play, c’est un candidat qui était à la hauteur. Il a beaucoup fait pour le football national. La parenthèse électorale et ses joutes sont terminées.... J’aurais besoin de tout le monde même de ceux qui n’ont pas voté pour moi pour faire du Burkina une grande nation de football » avait-il déclaré.

Son challenger, très chevaleresque avait lui, aussi reconnu sa défaite dans la foulée et avait souhaité bon vent au nouveau président.

Voilà deux déclarations bien à propos et qui au regard de la tension qui a caractérisé la campagne électorale auguraient de très belles perspectives pour le Fasofoot.

Le coup de semonce publié sur les réseaux sociaux annonçant un éventuel boycott du championnat si les points soumis au nouveau comité exécutif n’étaient pas satisfaits sonne comme une fausse note.

Si les griefs qui sont faits au Président BANSSE peuvent être légitimes au regard des attentes et des promesses faites lors de la campagne, en revanche, ils ont manqué de forme. Ces revendications à la veille du coup d’envoi de la première journée s’apparentent à une prise d’otage du Fasofoot.

Cette situation suscite les interrogations suivantes :

Le fil du dialogue a-t-il été interrompu ?  La satisfaction des points soulevés est-elle vraiment une condition sinéquanone pour la participation des clubs frondeurs au championnat d’autant plus que les 30 millions réclamés ne sont pas payables en une seule tranche ?

La situation ne pourrait-elle pas connaître une évolution positive si seulement ces dirigeants de clubs frondeurs accordaient ne serait-ce qu’un petit temps de grâce au nouveau président qui a pris fonction, il y a à peine une dizaine de jours le (10 septembre 2020 ndlr).

Avait-on besoin d’en arriver là ? Enfin a-t-on véritablement pensé à tous ces amoureux du foot sevrés de leur passion depuis l’apparition de la COVID19 dans notre pays en mars dernier ?

Au demeurant, si certains points notamment, le versement de la subvention de 30 au lieu de 15 millions ne peut, peut-être pas être satisfaits dans l’immédiat, puisque c’est le principal point d’achoppement, les autres points soulevés peuvent être évacués rapidement pour peu que chaque partie y mette du sien.  Il n’est dans l’intérêt d’aucune des parties de jeter le bébé avec l’eau du bain.

En tous les cas, ce bras de fer dessert le football Burkinabè et n’honore guère ses acteurs de quelque bord qu’ils soient. Seuls le dialogue et le compromis pourraient sauver la situation avant l’enlisement.

Vivement que la concertation initiée au cours de la semaine par le Ministre des Sports et des Loisirs porte ses fruits afin que l’intérêt général prime en toute circonstance. L’enjeu ne devrait pas tuer le jeu !

 La Rédaction

 

La Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL) a organisé, le mardi 15 septembre 2020, dans la commune rurale de Zagtouli à quelques encablures de Ouagadougou, une campagne pour sensibiliser la population sur les dangers de l'occupation anarchique des couloirs de lignes de transport du courant électrique.

Le DG de la SONABEL, Baba Ahmed COULIBALY, a choisi le théâtre forum pour expliquer aux populations que l'occupation anarchique des couloirs de lignes électriques est dangereuse.

 Les populations de Zagtouli connaissent désormais les dangers que représente l'occupation anarchique des couloirs de lignes de transport électrique. En effet, la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL) a expliqué, à travers un théâtre forum, le mardi 15 septembre 2020, à ces populations, les dangers de l'occupation illégale de ces lignes de transport électronique. Ainsi, la troupe théâtrale de l'espoir du célèbre comédien, Hyppolite OUANGRAWA dit M'Babouanga, a présenté des sketchs qui mettent en scène des populations électrocutées par le courant électrique. A travers ces sketchs, M'Babouanga a pu capter l'attention de la population de Zagtouli et par la même occasion fait connaître les dangers de l'occupation anarchique des couloirs de lignes électriques. Selon le Directeur général (DG) de la SONABEL, Baba Ahmed COULIBALY, la situation de l'occupation des couloirs de lignes électriques est dramatique. « Surtout au niveau des périphéries de Ouagadougou, cette occupation est exagérée. Il y a des gens qui prennent les poteaux électriques comme les pieds de leur maison » a-t-il précisé. Le patron de la SONABEL a également souligné que des populations construisent sous ces lignes de haute tension. A l'entendre, les drames des personnes électrocutées du fait d'être en contact avec les poteaux ou les lignes électriques sont courant au Burkina Faso, en plus d’incendies liés à cette situation. Pour éviter que les populations ne s’exposent à dangers, a noté Baba Ahmed COULIBALY, la SONABEL a entrepris une campagne de sensibilisation. Il a souligné que cette campagne va se poursuivre dans les autres arrondissements de Ouagadougou. En effet, ce sont les arrondissements trois, sept et huit qui ont été choisis pour le lancement de cette campagne de sensibilisation. Il a donc demandé à la population de Zagtouli d'éviter de se mettre en danger avant de signaler que la loi interdit également, l'occupation anarchique des couloirs de lignes électriques.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Energie, Idrissa KONDITAMDE, a salué la démarche de la SONABEL.

Le directeur de cabinet du ministre de l'Energie, Idrissa KOMDITAMDE, a salué l'initiative de la SONABEL. Pour lui, même si la concertation ne permet pas de labourer un champ, elle permet de résoudre des problèmes. « Nous saluons cette démarche de la SONABEL de passer par une démarche participative et douce pour attirer l’attention de cette population sur les dangers de l'occupation anarchique des couloirs de lignes de transport électrique », a-t-il soutenu. Il a donc plaidé auprès des autorités communales, coutumières et religieuses de Zagtouli afin qu'elles accompagnent la nationale de l’électricité pour que cette campagne de sensibilisation soit une réussite. Il a également remercié la population de Zagtouli d'être sortie pour écouter le message de la SONABEL.

Les populations de Zagtouli sont sensibilisées sur les dangers de l'occupation anarchique des couloirs de lignes électriques.

Le ministre de l'Energie, Bachir Ismaël OUEDRAOGO, a lancé officiellement, ce jeudi 10 septembre 2020, à Ouagadougou, la construction de 220 km de lignes électriques interurbaines, de 6 postes associés et de 2 centrales solaires.

 

"Le ministre de l'Energie, Bachir Ismaël OUEDRAOGO, a remis les ordres de service aux entreprises en charge des travaux."

Des régions du Burkina Faso vont bénéficier de 2 centrales solaires, 6 postes électriques et de 220 km de lignes électriques, dans le cadre de la réalisation du Projet d'appui au secteur de l'électricité (PASEL). Le ministre de l'Energie, Bachir Ismaël OUEDRAOGO, a lancé, ce jeudi 10 septembre 2020, à Ouagadougou, la construction de ces ouvrages pour améliorer la qualité de la fourniture de l'énergie électrique au Burkina Faso. Selon le ministre de l'Energie, les ouvrages concernés sont les lignes de Pâ-Diébougou à 225 kV d'une longueur de 83 km, Ziniare-Kaya à 225 kV d'une longueur de 60 km et Bouna-Dédougou à 90 kV d'une longueur de 60 km. En plus des ces lignes, a ajouté Bachir Ismaël Ouédraogo, il y a des postes haute-tension de Pâ, Ziniaré et Bouna à renforcer et celles de Diébougou, Dédougou et Kaya qui seront créés. Le ministre a précisé également que les travaux vont permettre d'équiper tous ces postes de systèmes de télé-conduite.

Le DG de la SONABEL, Baba Ahmed COULIBALY : « L'ensemble des infrastructures produites dans le cadre du PASEL contribueront à une nette amélioration de la qualité de fournitures de l'énergie dans les régions concernées ».

Selon le Directeur général (DG) de la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL), Baba Ahmed COULIBALY, le gouvernement burkinabè a fait de l'accès à l'énergie électrique une priorité qui a été consignée aux acteurs du secteur de l'énergie. « Le PASEL a été mise en place pour répondre à cet impératif qui est de fournir aux populations des villes et des campagnes, une énergie électrique à moindre coût », a-t-il expliqué. A entendre le DG de la SONABEL, avec le soutien de la Banque mondiale, le PASEL a permis à sa structure d'initier de nombreux chantiers pour le renforcement de ses capacités de production et la fiabilité de son réseau de transport et de distribution. Il s'agit, a poursuivi Baba Ahmed COULIBALY, du renforcement de la centrale thermique de Fada N'Gourma, la construction de nouvelles lignes avec des postes renforcés, et l'installation des centrales solaires connectées au réseau national interconnectés. Pour le DG Coulibaly, le Burkina Faso est le champion du solaire dans la sous région Ouest africaine. « De ce fait, parmi les projets lancés, il y a la centrale solaire de 20 MW de Koudougou et 10 MW de Kaya », a-t-il noté avant de préciser que ces unités de production solaire, une fois terminées, vont injecter dans le réseau de la SONABEL, 38,86 Gwattheures d'énergie par an, soit 2,5% des besoins actuels du pays en énergie électrique. M. Coulibaly a indiqué que ces infrastructures vont contribuer à une nette amélioration de la qualité de fournitures et la possibilité d'accès à l'électricité dans les régions concernées.

Pour le coordonnateur du PASEL, Jean Christophe ILBOUDO, toutes les personnes affectées dans ce projet seront entièrement dédommagées.

Le représentant des présidents des conseils régionaux, Abdoulaye BADO, a pour sa part, indiqué que la question de l'énergie est indissociable de celle du développement. « J'en ai pour preuve la demande forte et croissante exprimé par les populations aussi bien en milieu urbain que dans les zones rurales. Notre conviction est que la réalisation de ces travaux contribuera à terme, au développement du pays en permettant d'une part de créer davantage de revenus et d'emplois, d'améliorer la qualité de vie des ménages et d'autre part de pousser le développement au niveau local », a mentionné Abdoulaye BADO. Au nom des bénéficiaires de ce projet, M. Bado a remercié le président du Faso Roch KABORE et les acteurs œuvrant dans le domaine de l'énergie de leur attention et leur sollicitude à l'égard des populations. Les présidents des conseils régionaux se sont engagés à se mettre à la disposition de la SONABEL pour accompagner l'exécution des travaux et la mise en œuvre du PASEL.

Les participants assistent avec intérêt au lancement du projet.

Le coordonnateur du PASEL, Jean Christophe ILBOUDO, a quant à lui, souligné que le gouvernement a bénéficié d'une enveloppe globale de 83 milliards 325 millions F CFA pour la réalisation du projet. A cette contribution, poursuivit-il, s'ajoute une contrepartie nationale de 30,257 milliards de F CFA.

L’Opposition non-affiliée (ONA) nouvellement créée a organisé, le mardi 2 juin 2020 à Ouagadougou, une conférence de presse pour se faire connaître du public et donner son avis sur des questions d’intérêt national.

 

Pour le coordinnateur de l’ONA, Pr Abdoulaye Soma, la vraie solution à la crise sécuritaire au Burkina Faso est un renouveau politique

En plus de l’Alliance des partis pour la majorité présidentielle (APMP) et du Chef de file de l’opposition politique (CFOP), il faut désormais compter avec l’Opposition non-affiliée (ONA) sur la scène politique burkinabè. Ses premiers responsables étaient face à la presse, le mardi 2 juin 2020 à Ouagadougou. Selon le coordonnateur de l’ONA, le Pr Abdoulaye Soma, président du Soleil d’avenir, l’Organisation regroupe les partis politiques ayant régulièrement déclaré leur appartenance à l’opposition et qui ne sont pas affiliés au cadre de concertation du CFOP. A l’entendre, l’ONA doit désormais être prise en compte dans les dialogues et autres formes de concertations politiques au même titre que l’APMP et le CFOP, constituant ainsi, un troisième bloc de partis politiques dont les droits et devoirs doivent « impérativement » être pris en compte dans l’organisation de la classe politique burkinabè. Le Pr Soma s’est basé sur l’article 13 de la Constitution qui, a-t-il dit, reconnait non seulement la liberté de création et d’action des partis politiques, mais rappelle également leur égalité en droits et en devoirs. Par conséquent, a précisé Abdoulaye Soma, la composition actuelle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui, au titre de la représentation de la classe politique, se limite à la simple prise en compte de l’APMP et du CFOP, est contraire à la Constitution. « Soit la législation garde la structure bipartite de la classe politique et là il devra rediscuter les bases et les conditions de participation automatique et de prise en compte équitable de tous les partis dans chaque bloc, soit la loi reste en l’état et valide l’existence de droit et de fait d’une opposition non-affiliée au CFOP », a-t-il suggéré. Sur la base de l’article 2 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance il a prévenu que toute décision résultant d’une convention bipolaire entre l’APMP et le CFOP sera considérée comme non consensuelle, « parce que ce protocole impose de former un consensus dans la classe politique pour prendre certaines décisions concernant la vie de l’Etat ».

Les membres de l’ONA ont exigé la prise en compte de leur structure dans les concertations politiques

L’ONA s’est aussi prononcé sur les élections couplées de novembre prochain. « Toutes les conditions ne sont pas réunis pour que l’ensemble des Burkinabè puissent voter. Pourtant, le suffrage universel stipulé par notre Constitution implique que tous les citoyens qui ont le droit de vote aient la possibilité de voter. Et vu le contexte sécuritaire actuel de notre pays, il est clair que tous les Burkinabè ne pourront pas voter le 22 novembre prochain. La preuve, nous n’avons à ce jour qu’un million d’inscrits sur la liste électoral sur environ 20 millions d’habitants que compte le pays », a déclaré, le président du Parti pour l’indépendance, le travail et la justice (PITJ), Soumane Touré. Pour lui, il est de la responsabilité du président du Faso de garantir l’intégrité du territoire et les autres conditions fondamentales de tenue des élections au suffrage universel. « Si à la date prévue les circonstances ne sont pas favorables à la tenue d’élections à suffrage universel, le 28 décembre prochain à minuit, le président actuel qui aura terminé son mandat, doit céder la place à une transition qui sera mise en place par le peuple souverain en vue de réaliser les conditions de tenue d’élections conformes à la Constitution », a conclu le Pr Soma.

Emmanuel S ZOUNGRANA

Par décret présidentiel en date du lundi 1er juin 2020, le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE lève, à compter du mercredi 3 juin à 00h, le couvre-feu instauré le samedi 21 mars dernier du fait de la pandémie à coronavirus. A coup sûr, la levée de ce couvre-feu réjouit les travailleurs de nuit, des DJ aux tenanciers de débits de boisson en passant par les serveuses, les organisateurs de spectacles, les artistes musiciens et mêmes, les travailleuses du sexe. Si l’on sait le monde fou qu’emploient les maquis et autres bars uniquement, on imagine leur joie à l’annonce de la levée du couvre-feu. A cela, il faut ajouter le citoyen lambda qui s’est vu privé de soirées récréatives et de virées nocturnes pendant deux mois.

En soi, le couvre-feu n’avait plus sa raison d’être si l’on sait que des lieux publics qui accueillent beaucoup plus de monde comme les marchés et écoles ont été rouverts. Mais le profane ne devant pas décider d’un sujet aussi important, le gouvernement a jugé nécessaire de le lever au regard de la faiblesse du nombre de contaminations communautaires surtout. Dans le fond, la levée du couvre-feu saurait-elle signifier la fin de la COVID-19 ou l’arrêt du respect des mesures barrières ? A notre sens, la fin du couvre-feu rentre dans le cadre des mesures d’assouplissement des restrictions de liberté et de mouvement qui ont débuté par la levée de la quarantaine des villes qui ont enregistré au moins un cas de coronavirus. S’en sont suivies la reprise des transports en commun, la réouverture des marchés, des débits de boisson et récemment des écoles.

En aucun cas, levée de couvre-feu ne veut dire la fin de la maladie et il faudrait que le Burkinabè le comprenne. Les mesures barrières comme le lavage régulier des mains au savon ou l’utilisation du gel hydro alcoolique, le port des masques (cache-nez), le respect de la distance de 1m, tousser dans le creux de son coude et éviter de se rendre visite sauf cas de nécessité absolue sont toujours d’actualité. Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, 89 cas confirmés sont toujours sous traitement au Burkina Faso et il serait illusoire de penser que la maladie est finie. Le gouvernement doit donc maximiser sur la sensibilisation pour que les populations respectent les mesures. Il nous suffit quelques semaines d’efforts collectifs pour venir à bout de la maladie. C’est une responsabilité collective de passer à une autre étape de la vie et des défis du pays. Le terrorisme endeuille plusieurs fois plus que la COVID-19 et il faut y faire face.

A bon entendeur …

La Rédaction

Le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, a visité le lundi 27 avril 2020, la Centrale électrique de Komsilga. En cette période de canicule, le ministre a fait le tour des installations et félicité les agents et responsables de la SONABEL pour le formidable travail abattu au quotidien.

"Le ministre de l’Energie, Bachir Ouédraogo, a visité les espaces d’extension de la centrale"

Le Burkina Faso vit, dans les mois de mars, avril et mai, une période chaude avec pour conséquence, une forte demande en énergie électrique. Le lundi 27 avril 2020, le ministre de l’Energie Bachir Ismaël OUEDRAOGO s’est rendu sur le site de la Centrale de Komsilga, la plus grande centrale du pays qui produit plus de 90 Mégawatts, pour galvaniser le personnel quotidiennement au four et au moulin. Accueilli par le Directeur Général de la SONABEL, Baba Ahmed COULIBALY, le ministre a visité les installations de la centrale sous la conduite de son chef, Ibrahim BAMOGO. Ainsi, il a parcouru le local de traitement des combustibles, les équipements de réfrigération, le parc de stockage, les 7 machines de la centrale, la salle de commande, le système d’évacuation de l’énergie et les espaces d’extension des machines et du parc de stockage du carburant.

"Les agents ont été félicités pour leur travail formidable dans le silence"

Au terme de sa visite, Bachir OUEDRAOGO a félicité et encouragé le personnel pour le travail formidable abattu dans des conditions difficiles. « Les progrès que nous faisons sont à votre actif, vous qui travaillez dans le silence. Je tenais à venir vous dire que nous sommes très fiers de vous et contents du travail fait », leur a lancé le ministre. Bachir OUEDRAOGO a signifié aux travailleurs qu’il leur doit les lauriers qu’il récolte à l’international pour le sérieux de la SONABEL. Il a aussi demandé aux agents un peu plus d’efforts pour traverser la période chaude, avant de féliciter le Directeur Général, Baba Ahmed COULIBALY et toute son équipe pour le leadership en vue de faire reculer l’obscurité au Burkina Faso. « Nous ferons tout ce qui est possible pour vous permettre de travailler dans les meilleures conditions, au regard de la place de l’électricité pour l’économie et la vie dans nos familles », leur a-t-il promis.

"Bachir OUEDRAOGO a expliqué que les prochains défis de son département sont l’accès universel à l’électricité et la réserve froide"

Avec seulement 40% d’accès des populations à l’énergie, a expliqué le ministre, des efforts doivent encore être faits. « Nous avons visité l’espace pour l’extension de la centrale parce que nous prévoyons d’ajouter au moins 50 Mégawatts », a-t-il fait savoir. Pour la première fois depuis 10 ans, le Burkina Faso a équilibré l’offre et la demande en matière d’énergie et pour le ministre OUEDRAOGO, plusieurs autres défis se présentent à son département. Il s’agit de l’accès de tous les Burkinabè à l’énergie et le fait d’avoir une réserve froide. « 54% de notre Energie provient de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Nous sommes en connexion filaire avec ces deux pays, ce qui sous-entend qu’en cas de difficultés dans ces deux pays, le Burkina Faso les ressent automatiquement. Sans arrêter les interconnexions, il s’agit de travailler à avoir la réserve froide, une puissance à l’intérieur pour faire face aux difficultés de l’interconnexion », a-t-il confié.

"Les 7 machines ont reçu la visite du ministre"

Bachir OUEDRAOGO a demandé l’indulgence de la population avec les situations indépendantes de la volonté de la SONABEL comme les pannes, mais aussi la vétusté du matériel. Avec les lignes du Ghana et de la Côte d’Ivoire, la Centrale d’AGRECO, celle de Kossodo, l’extension prochaine de celle de Komsilga, les centrales solaires de Pâ qui a déjà démarré, Kodeni …, les projets Banque mondiale, Koudougou, Kaya, les équipes font selon le ministre, un travaille de fourmis pour atteindre l’accès universel à l’énergie.

"Le ministre dans la salle de commande de la centrale de Komsilga"

Quant au coût de l’énergie Bachir OUEDRAOGO s’est voulu rassurant. Avec l’importation de plus de 50% de notre énergie, le fait que les machines consomment du DDO alors que le pays ne produit pas de pétrole, a expliqué le ministre, le coût du transport et de la logistique s’ajoutent aux coûts de production de l’énergie. « Nous avons une chance qu’on a du soleil et il peut être transformé en électricité et c’est ce que la SONABEL fait déjà. La centrale de Zagtouli produit 33 mégawatts, les centrales de Pä, Koudougou et Kaya viendront avec 30 mégawats, le projet YEELEN produira 42 mégawatts avec 10 mégawatt heures de stockage qui s’ajouteront à Ouagadougou … C’est dire que nous avons la possibilité du coût du kilowatt heures et c’est ce que nous sommes en train de faire sous la direction qu’imprime le président Roch Marc Christian Kaboré, avec le mixte énergétique », a-t-il conclu.

Emmanuel S Zoungrana