La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo/Marchal, a organisé une conférence de presse ce lundi 13 septembre 2021 au Service d’information du gouvernement à Ouagadougou. Objectif, donner les dernières statistiques de la situation humanitaire au Burkina Faso. Quant à la situation des personnes déplacées internes et victimes de catastrophes naturelles, les statistiques au 31 août 2021, la ministre en charge de la solidarité a indiqué que 1 423 378 personnes déplacées internes ont été enregistrées.

Marie Laurence Ilboudo/Marchal, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire lors de sa conférence de presse

Depuis 2015, le Burkina Faso fait face aux affres des attaques terroristes qui endeuillent le pays. A côté des morts des FDS et des civils, des Burkinabè ont dû fuir leurs villages pour échapper  à la mort pour se retrouver dans des régions plus sécurisées. Faisant le bilan du déplacement de ces personnes, Marie Laurence Ilboudo/Marchal, ministre en charge de l’action humanitaire, a indiqué qu’elles sont 1 423 378 personnes déplacées internes (PDI) enregistrées à la date du 31 août 2021. Ces personnes a-t-elle soutenu ont été accueillies dans 274 communes réparties dans toutes les 13 régions du pays. Concernant les personnes victimes de catastrophes naturelles, ce sont 20 829 sinistrés provenant de 22 communes qui ont été enregistrés. « On déplore malheureusement 87 blessés dont 12 graves et 9 morts », a déploré Laurence Ilboudo/Marchal. Pour la prise en charge des personnes déplacées internes, la ministre en charge de la solidarité nationale a signifié que ce sont environ 1 313 769 personnes déplacées internes et populations vulnérables qui ont bénéficié d’une assistance alimentaire de 38 000 tonnes dans toutes les 13 régions du pays. « Une priorité a été accordée aux régions à forts défis sécuritaires dont le Centre-nord, l’Est, le Nord et le Sahel », a-t-elle indiqué. Aussi,  elle a laissé entendre que 3 forages fonctionnels ont été réalisés à Kaya, à Pissila et à Ouahigouya pour renforcer l’accès à l’eau potable avec l’appui de la BAD, 63 158 kits d’articles de ménage essentiels ont été mis à la disposition des PDI dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-est, du Centre-nord, de l’Est, du Nord et du Sahel avec l’appui du Programme d’appui aux collectivités territoriales, 600 kits d’hygiène, 542 kits de protection anti-COVID-19 et un transfert monétaire au profit de 269 ménages vulnérables dans la région de la Boucle du Mouhoun. Par ailleurs, elle a indiqué que 78 708 PDI et les populations hôtes vulnérables ont bénéficié de cash transferts pour un montant de 2 813 811 000 F CFA dans les zones d’intervention du projet filets sociaux.

Les journalistes n’ont pas manqué de poser des questions  

Pour les personnes sinistrées, Marie Laurence Ilboudo/Marchal a assuré qu’un appui alimentaire a été apporté à 14 307 exploitants de la plaine de Bagré dont les champs ont été inondés au cours de la campagne agricole de 2020. Aussi, une assistance alimentaire a été apportée à 3 160 victimes d’inondations et une distribution de 1580 kits d’articles ménagers essentiels notamment des nattes, des moustiquaires et savons dans la commune de Fada N’Gourma avec l’appui de la CEDEAO. Un cash transfert par ménage à titre de contribution pour la réhabilitation des logements détruits par les inondations d’un montant de 250 000 F CFA à 135 ménages des communes de Kongoussi, Tougouri et Kaya avec l’appui de la CEDEAO et un accompagnement au relèvement a été apporté à 1000 ménages dans les zones à risque, à raison de 500 000 F CFA par ménage, pour un montant global de 500 millions de F CFA. Somme toute, pour les besoins humanitaires, elle a indiqué que son ministère projette d’accroître considérablement les stocks d’intervention pour l’assistance humanitaire, de poursuivre l’élaboration de la stratégie de relèvement des PDI et des populations hôtes vulnérables et mettre à jour la liste des PDI et octroyer à chaque ménage une carte d’indentification.

Ibrahim Ouédraogo

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 08 septembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 17 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

S.E.M le Président du Faso Rock Marc Christian KABORE

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à une nomination et autorisé des missions à l’étranger.

 DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, ministre chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale

Le Conseil a adopté un rapport d’étape sur la mise en œuvre de la feuille de route du processus de réconciliation nationale et la préparation du Forum national de réconciliation.

Ce rapport fait le point des différentes étapes franchies dans le cadre de la réconciliation nationale. Les actions ont concerné entre autres, des concertations communales avec des forces vives, des concertations avec les exilés et la mise en place d’instruments d’orientation et de supervision.

Le Conseil a noté une évolution dans l’exécution de la feuille de route relative au processus de réconciliation nationale dans notre pays et a instruit le ministre chargé du dossier à poursuivre dans cette dynamique.

Le Conseil a retenu la période du 17 au 23 janvier 2022 pour la tenue du Forum national de réconciliation.

 I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi d’orientation de l’organisation générale de l’Administration du territoire au Burkina Faso.

Ce projet de loi détermine le cadre général de l’organisation de l’administration du territoire qui s’applique à l’ensemble des administrations civiles de l’Etat, aux niveaux central et déconcentré et aux administrations des collectivités territoriales.

Cette loi d’orientation de l’organisation générale de l’administration du territoire permettra de mettre en cohérence et en complémentarité les deux modes d’administration du territoire à savoir la déconcentration et la décentralisation avec un principe de mise en œuvre progressive.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le second rapport est relatif aux conclusions des travaux du comité interministériel de réflexion sur les mesures conservatoires d’urgence en matière de gestion foncière au Burkina Faso.

Le Conseil a donné des orientations aux ministres concernés par les différents domaines de la gestion foncière afin de poursuivre les mesures d’assainissement déjà entreprises et d’engager la relecture des textes législatifs et règlementaires pour un retour à une bonne gestion du foncier et de la promotion immobilière au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a entendu un rapport relatif à la situation des urgences sanitaires et de l’organisation de leur réponse au Burkina Faso à la date du 30 août 2021.

Au titre de la lutte contre la COVID-19, on note à la date du 30 août 2021, 13 777 cas confirmés avec 13 535 guérisons, 71 cas actifs et 171 décès. Les cas confirmés ont concerné en majorité les hommes soit 8 652 hommes contre 5 125 femmes. Pour les vaccins contre la                maladie à Coronavirus, 110 959 personnes ont été vaccinées dont 21 352 agents de santé.

Au titre de la lutte contre le paludisme, 4 000 000 millions d’enfants ont bénéficié de la chimio prévention du paludisme saisonnier.

Au titre de la lutte contre la maladie à fièvre hémorragique virale                (Ebola MARBURG) et le choléra, 02 cas de choléra ont été notés les 17 et 21 août 2021 chez des routiers étrangers dans la région de l’Est. Le 22 août 2021, une alerte de cas suspect de la maladie à virus Ebola chez un patient a été signalé et dont l’analyse s’est révélée négative.

Le Conseil salue les efforts de mise en œuvre des plans de riposte aux épidémies et invite les populations au respect strict des consignes sanitaires édictées par le ministère de la Santé.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la situation humanitaire nationale.

Ce rapport donne la situation des personnes déplacées internes, de catastrophes enregistrées et des besoins d’assistance humanitaire.

Ce rapport indique également que toutes les 13 régions du pays enregistrent des PDI avec de fortes concentrations dans les régions du Sahel (36%), du Centre-Nord (35,3%), du Nord (8,3%), de l’Est (8,3%) et de la Boucle du Mouhoun (2,4%).

Pour ce qui est des catastrophes naturelles, on note que 22 communes dans 15 provinces sont affectées par les inondations et/ou vents violents. L’on dénombre 20 829 sinistrés issus de 3 472 ménages. On déplore 87 blessés dont 12 graves et 09 décès.

Une assistance a été apportée à ces personnes par la distribution de vivres, de kits d’hygiène et de protection anti-COVID-19 et de transferts monétaires aux ménages vulnérables à titre de contribution pour la réhabilitation des logements détruits.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les mesures nécessaires pour accroître les stocks d’intervention à l’assistance humanitaire et poursuivre l’élaboration de la stratégie de relèvement des PDI et des populations hôtes vulnérables.

 

Vue des ministres lors du conseil des ministres

  1. COMMUNICATIONS ORALES

 II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a informé le Conseil de l’état de mise en œuvre des dossiers d’intérêt national dont ceux relatifs au dialogue politique, au code électoral et au code général des collectivités territoriales.

Le dialogue politique, suspendu en juin dernier après deux (02) jours de travaux, est prévu pour reprendre en septembre 2021.

Le Conseil a noté des avancées significatives dans la mise en œuvre de ces différents dossiers d’intérêt national.

 

II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil une communication relative à la préparation de la loi de finances 2022 (avant-projet du budget de l’Etat, exercice 2022) et à l’organisation de la table-ronde des bailleurs de fonds pour la mobilisation des ressources extérieures du PNDES II 2021-2025.

L’avant-projet du budget de l’Etat, exercice 2022 a été finalisé conformément au calendrier de la prochaine session du parlement qui s’ouvre le mercredi 29 septembre 2021.

L’organisation de la table-ronde des bailleurs de fonds du PNDES II 2021-2025 se tiendra au mois de novembre 2021 à Bruxelles en Belgique.

 

II.3. Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à l’état de préparation des assises nationales sur l’éducation, à l’état de mise en œuvre du transfert de l’organisation de l’examen du Baccalauréat au ministère en charge de l’éducation et aux perspectives de réouverture du lycée Philippe Zinda KABORE pour compter de la rentrée 2022-2023.

 II.4. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a fait au Conseil le point de la situation tragique survenue à l’Université Norbert ZONGO de Koudougou relative à l’effondrement d’une dalle sur un chantier de construction d’infrastructures universitaires. Ce drame a causé la mort de quatre (04) personnes dont 03 étudiants qui étaient en situation de formation sur le chantier.

Des enquêtes policières, administratives et disciplinaires ont été ouvertes et le Gouvernement veillera à l’application des sanctions prévues par les textes.

Le Conseil a réitéré ses condoléances aux familles éplorées.

 II.5. Le ministre de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi a informé le Conseil de la tenue du Forum national des jeunes du 07 au 09 octobre 2021 à Koudougou, sous le thème « Réconciliation nationale au Burkina Faso : rôle et place de la jeunesse ».

Cette édition 2021 se tiendra sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

 III. NOMINATIONS

 III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

- Monsieur Seydou SINKA, Mle 59 727 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York (Etats Unis d’Amérique).

 

 Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

 Ousséni TAMBOURA

 Officier de l’Ordre de l’Etalon

Désormais il faut compter avec le Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SYNTRAFP). Créé le 6 mai dernier, ce syndicat a été présenté ce 4 septembre à Ouagadougou afin de connaitre ses objectifs. Les animateurs de la conférence de presse plaident pour une meilleure prise en compte de la formation professionnelle.

Le présidium lors de la conférence de presse     

Ainsi selon son secrétaire général du SYNTRAFP, Mathieu Roger Loada, professeur certifié /CEFPO  regroupe les travailleurs relevant du secteur de la formation professionnelle des structures centrales et déconcentrées, des structures rattachées telles que le Centre d'évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO), le Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPRZ), le Centre de formation professionnelle industrielle de Bobo-Dioulasso (CFPIB) et l’Agence nationale de la formation professionnelle (ANFP) à travers ses 13 centres régionaux et plus de12 centres provinciaux et 2 centres départementaux.    Et de confier que le bureau exécutif du SYNTRAFP compte 17 membres et a pour objectif principal d’étudier et défendre les intérêts professionnels, individuels, collectifs, matériels et moraux de ses membres. Aussi vise-t-il entre autres, à promouvoir une formation professionnelle de qualité, contribuer à la formation syndicale et professionnelle de ses membres, à lutter pour l’amélioration des conditions, des méthodes et des moyens de l’enseignement. Sur leurs difficultés, Mathieu Roger Loada, professeur certifié /CFPO a indiqué que celles-ci sont de plusieurs ordres. « Le centre de formation professionnelle souffre énormément », a-t-il dénoncé. Souffrance liée à la matière d’œuvre, car « dans la formation professionnelle nous faisons la théorie à 25% et la pratique à 75% ».

Aussi il a confié qu’ils font face au problème de ressources humaines et de disparité de traitement de ces ressources. « Les professeurs sont traités de manière différente d’un centre à un autre », a-t-il dénoncé. Également il a soutenu que la formation professionnelle fait face à un manque de financement car les Partenaires techniques et financiers (PTF) sont orientés vers le ministère en charge de l’éducation. C’est pourquoi il a souhaité que le gouvernement et les PTF jettent aussi un regard sur la formation professionnelle pour qu’elle donne des formations de qualité aux apprenants. Toute chose qui réduira un tant soit peu le chômage. Roger Loada d’affirmer que les autorités ont été approchées sur les difficultés que les acteurs de la formation traversent à travers le dépôt de la plateforme revendicative du SYNTRAFP. C’est pourquoi il a confié que dans les prochains jours, le SYNTRAFP rencontrera les autorités afin de leur exposer véritablement les problèmes afin que leur plateforme revendicative soit prise en compte.

Ibrahim Ouédraogo

La Force ouvrière union nationale de syndicats (FO-UNS) a organisé une formation au profit des délégués du personnel le 4 septembre 2021 à la Bourse du travail à Ouagadougou. Les délégués du personnel seront outillés sur la nouvelle loi 004 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés du privé. A l’issue de la formation, ces délégués seront renseignés sur cette loi pour sa vulgarisation.

 Le présidium lors de la rencontre

Le 6 avril 2021, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant sur la nouvelle loi 004 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés du privé. Loi qui permettra d’améliorer la pension des retraités du privé et surtout d’harmoniser un système de protection sociale en vigueur dans le public et le privé.  Au vu l’importance de cette loi pour les travailleurs, la Force ouvrière union nationale de syndicats (FO-UNS) a initié cette formation afin de la vulgariser pour que ses militants en connaitre son contenu. Pour le secrétaire général de la FO-UNSO, El Hadj Inoussa Nana, cette formation permettra aux travailleurs de mieux comprendre cette loi et qu’à l’issue de la formation, ils puissent mieux s’imprégner de cette loi pour sa meilleure vulgarisation.

Vue des participants

Il a indiqué que la formation sera assurée par le directeur de la sécurité sociale. Ainsi il a invité les participants à suivre attentivement et avec intérêt la communication qui leur sera donnée. Par ailleurs, il leur a présenté une nouvelle organisation africaine à laquelle la FO-UNS est affiliée et également membre fondatrice. Il s’agit de l’Unité syndicale africaine (USA). Il a confié qu’il est vice-président de cette organisation qui a été créée le 26 mars à Kenitra au Maroc et regroupe plusieurs pays tels que le Maroc, le Benin la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal, le Gabon et la Guinée Conakry. « Elle a pour but de rassembler les travailleurs africains pour la défense des leurs intérêts », a indiqué El Hadj Inoussa Nana. Quant à Oumarou Sawadogo, inspecteur du travail, directeur de la sécurité sociale au niveau du ministère en charge de la fonction publique, il a indiqué que le ministère en charge de la fonction publique a commencé à vulgariser la loi 004 dans les différentes régions du pays. C’est pourquoi il s’est réjoui que la FO-UNS s’intéresse à cette loi qui permettra à ses militants et sympathisants de mieux la connaitre pour sa meilleure vulgarisation.  Il a laissé entendre que cette formation permettra de connaitre les innovations qui ont été introduites dans la loi 004 dont, entre autres, la subvention accordée aux travailleurs, un fonds mis en place pour assurer la promotion de la sécurité sanitaire dans les entreprises. Par ailleurs, il a réitéré ses félicitations à la FO-UNS pour cette initiative qui permettra de mieux faire connaitre la loi 004 qui par la suite permettront aux militants de la FO-UNS de la vulgariser.

Ibrahim Ouédraogo

Le personnel du Lycée Philippe Zinda Kaboré (LPZK) suite à la décision du gouvernement de fermer ce lycée a tenu à donner son point de vue sur cette décision.  C’était ce jeudi 2 septembre 2021 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse.

Le présidium lors de la conférence de presse

Pour cette année, le Lycée Zinda Kaboré le plus grand lycée du Burkina n’ouvrira pas ses portes et restera fermé pour cette année scolaire 2021-2022.  Décision qui a été prise par le gouvernement de réaffecter les élèves ce lycée dans d’autres établissements de la ville de Ouagadougou ainsi que son personnel dans d’autres établissements de la ville de Ouagadougou et d’autres localités. C’est pour dénoncer cet état de fait que le personnel du lycée Zinda presse le jeudi 2 septembre 2021 à Ouagadougou pour donner sa lecture sur la décision du gouvernement notamment le MENAPLN et de dénoncer un certain nombre d’allégations avancées par les autorités sur cette décision.

Karim Toussakoé, porte-parole du personnel du Lycée Philippe Zinda Kaboré

Pour le porte-parole du personnel du Lycée Philippe Zinda Kaboré, Karim Toussakoé, les raisons avancées par le ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro, après la fermeture de l’établissement ne suffisent pas pour fermer le lycée Zinda. Pour lui, lorsque le ministre Ouaro prend comme raisons, la réduction de la distance parcourue par les élèves pour suivre les cours au LPZK, le saccage des tables-bancs par les élèves au cours de leur manifestation, le non fonctionnement du lycée ne tiennent pas la route. Et d’indiquer que l’argument de la distance évoqué par leur ministre de tutelle est une insulte à l’intelligence des citoyens. C’est pourquoi  le personnel  tient à désapprouver  la décision du gouvernement de fermer le lycée et l’invite à reconsidérer sa position quant à la réaffectation des élèves et du personnel. « Il n’existe aucune classe dans les lycées publics où il n’y a pas de tables-bancs défectueux. Donc, les comptabiliser et les attribuer à la lutte des élèves est suffisamment malhonnête de la part des autorités.

Les participants à la conférence de presse

Il faut rappeler également que le conseil des classes du mardi 27 juillet 2021 s’est tenu pour valider les résultats scolaires. D’où sont venues les données qui ont permis de faire une telle validation ? Contrairement à ce que l’administration veut nous faire croire, le matériel informatique et les données nécessaires au fonctionnement de l’établissement sont restés intacts », a indiqué Karim Toussakoé. Pour lui, la fermeture du lycée Zinda Kaboré vise à permettre au document de base des assises nationales où il y a la fin de la gratuité, la suppression des bourses scolaires, la suppression du second tour aux examens puisse passer comme une lettre à la poste. « Les autorités font preuve de légèreté et d’un mépris à l’endroit des préoccupations des populations, qui dépassent l’entendement pour une question comme la valse de près de 4000 élèves dans les établissements de la ville à quelques jours de la rentrée scolaire. La même légèreté et le même mépris se sont manifestés dans le sort des personnels que le ministre annonce, « leur réaffectation dans les établissements de Ouagadougou et d’autres localités du pays ». Quant aux actions à entreprendre si toutefois l’autorité restait insensible à leur préoccupation, les conférenciers promettent   de ne pas se laisser faire et entendent durcir le ton.

Ibrahim Ouédraogo

Un volontaire pour la défense de la patrie (VDP) a ouvert mortellement le feu, mardi, sur un père et son fils avec lesquels, il disputait une place au marché de Napadé dans le Koulpelogo.

Photo d'illustration 

Un homme et son fils ont été tués mardi par un VDP dans le village de Napadé situé à dix kilomètres de la commune de Soudougui, à une soixantaine de km de Ouargaye dans le Koulpelogo, a appris l’AIB de sources bien informées.

 Selon les témoins, une affaire d’attribution place au sein du marché de Napadé qui attendait le préfet pour une résolution, en est la cause.

 Le VDP qui aurait trouvé les victimes en train de construire une boutique au niveau de la place disputée, a eu une dispute avec eux et a fini par utiliser son arme contre les deux.

 Notons que dans la matinée de ce mardi, des individus armés ont emporté une importante somme d’argent en braquant une boutique mobile monnaie dans le village de Zoaga, commune de Yargatenga, province du Koulpelogo.

 Agence d’information du Burkina (AIB)

 

Le Ministère de la santé informe la population de l’admission aux Urgences Médicales du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) ce dimanche 22 Août 2021 d’un patient âgé de 22 ans.

Ce dernier est arrivé au Burkina Faso il y a deux jours en provenance de Niancarré / Kadiolo dans la République de Côte d’Ivoire (RCI).

Après un parcours dans deux formations sanitaires du district sanitaire de Ziniaré (Région du Plateau central), il a été reçu aux urgences médicales (UM) du CHU-B ce dimanche.

Au regard de la situation sanitaire qui prévaut en ce moment dans la sous-région, une enquête étiologique s’impose.

Le patient a été immédiatement isolé par l’équipe du CHU-B conformément aux normes recommandées ; une démarche diagnostique et de prise en charge sont en cours.

Le Ministère de la santé tient à rassurer les populations et les invite au respect des mesures de prévention des maladies.

Au regard du contexte épidémiologique national et sous régional, le Burkina Faso a renforcé son système de surveillance épidémiologique afin de faire face aux différentes menaces sanitaires.

 

DCMP ministère de la santé

La radio Omega avait annoncé précédemment que 2 personnes avaient péri dans l'effondrement d'une dalle en construction à l’université Norbert Zongo de Koudougou. Selon cette radio le nombre de victimes a évolué à 4. Il s'agit de trois étudiants dont une fille, tous des stagiaires, de l’Institut universitaire de technologie (IUT) logé au sein de l'université Norbert Zongo. La quatrième victime est un ouvrier béninois.


Source Radio Omega